Ce que tu appelles procrastination n’est peut-être pas ce que tu crois

Tu reportes encore.

Tu sais ce que tu as à faire.
Tu sais que c’est important.
Tu sais même que tu te sentiras mieux une fois que ce sera fait.

Et pourtant.

Tu ne le fais pas.

Tu ouvres un autre onglet. Tu ranges ta cuisine. Tu réponds à des messages qui peuvent attendre. Tu fais tout, sauf ça.

Et après, tu te dis que tu procrastines. Que tu es paresseuse. Que tu manques de discipline.

Mais et si ce n’était pas ça du tout ?

Ce qu’on appelle procrastination, la plupart du temps, ce n’est pas de la paresse.

C’est de l’évitement.

Et l’évitement, lui, a toujours une raison.

Quelque chose dans cette tâche — ou dans ce qu’elle représente — déclenche quelque chose en toi. Un inconfort. Une peur. Une résistance que tu ne sais pas encore nommer.

Peut-être que cette tâche te confronte à quelque chose que tu préfères ne pas regarder.
Peut-être qu’elle t’expose à un regard extérieur que tu redoutes.
Peut-être qu’elle t’oblige à prendre une décision que tu n’es pas encore prête à prendre.
Peut-être qu’elle représente un changement que tu veux… mais qui te fait aussi peur.

Ce n’est pas de la paresse.
C’est de la protection.

Le problème avec le mot « procrastination », c’est qu’il met toute la responsabilité sur toi.

Tu es la fautive. Tu manques de volonté. Tu dois « te forcer ».

Alors tu cherches des techniques pour te motiver, des applis pour te discipliner, des routines pour te cadrer.

Et parfois ça marche. Un peu. Un temps.

Puis ça s’arrête. Et tu recommences à « procrastiner ».

Parce que le vrai problème n’a pas été touché.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de te donner une méthode pour arrêter de procrastiner.

C’est de te poser une question différente :

« Qu’est-ce que tu évites, exactement ? »

Pas la tâche en elle-même. Ce qu’elle représente. Ce qu’elle implique. Ce à quoi elle te confronte.

Parce que quand tu commences à répondre honnêtement à cette question, les choses bougent.

Pas parce que tu t’es forcée.
Parce que tu as vu quelque chose que tu ne pouvais plus faire semblant de ne pas voir.

La prochaine fois que tu te surprends à « procrastiner », essaie de te poser cette question :

« De quoi est-ce que je m’éloigne en ce moment ? »

Pas pour te juger.
Juste pour regarder.

C’est souvent là que tout commence.

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